La Petite-Patrie

Carte de La Petite-Patrie
Carte du quartier

 

Territoire

La Petite-Patrie est un quartier de Montréal, situé dans l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie.

Le quartier est délimité à l'est par la rue d'Iberville, au sud et à l'ouest par le chemin du Canadien Pacifique, au nord-ouest par la rue Jean-Talon, jusqu’à Chambord, et ensuite, au nord-est, par la rue Bélanger. Il comprend la population ayant les codes postaux H2G et H2S.

Le nom du quartier vient du titre du roman de Claude Jasmin paru en 1972.

 

Histoire

La Petite-Patrie est un territoire qui a souvent changé de nom au cours de son histoire.

Vers 1846, il y a formation des conseils municipaux et les terres seigneuriales sont divisées en concessions. La Petite-Patrie est divisée alors en deux : une partie se retrouve dans le village Côte-de-la-Visitation (est) et l’autre partie dans le village Côteau St-Louis (ouest). C’est un territoire agricole, parsemé des carrières de calcaire d’où on tire la pierre grise typique de Montréal.

On inaugure la voie ferrée en 1878, et vers 1890, le développement se poursuit avec les carrières et l’arrivée des tramways électriques. Des maisons sont construites au nord de la voie ferrée et l’axe commercial de la rue St-Hubert prend son essor dès 1880.

La paroisse St-Édouard est créée en 1895, avec sa première chapelle-école, située rue St-Denis, coin Beaubien.

Aux environs de 1905-1907 la communauté anglophone se développe. Les nouveaux arrivants d’alors, notamment Irlandais et Italiens, sont attirés par les emplois du Canadian Pacific. Vers 1910, la communauté Italienne a une paroisse autonome. L’église de Notre-Dame-de-la-Défense (Chiesa della Madonna della Difesa), inaugurée en 1919, est le cœur spirituel de la communauté de La Petite-Italie qui accueillera une grande vague d’immigration italienne après la Seconde guerre mondiale.

L’urbanisation croissante et la diversification de la population se poursuit jusqu’à nos jours.

Le nom La Petite-Patrie est adopté dans les années 1970 par les intervenants du CLSC et conservé lors de la création des arrondissements en 1989, sous le nom de Rosemont-La Petite-Patrie.

Aujourd’hui, La Petite-Patrie s’étend sur les districts municipaux de St-Édouard et d’Étienne-Desmarteau.

 

Population

Lors du recensement de 2006, La Petite-Patrie comptait 47 440 résidants et résidantes. 25% de ce nombre étaient âgée entre 25 et 34 ans, un nombre relativement élevé par rapport au reste de la ville (16%). Le quartier est aussi particulier pour son nombre de personnes vivant seules (48%).

Plaza St-Hubert
Plaza St-Hubert 2009
Photo: Axel RD

Une personne sur trois (34 %) vit dans un ménage sous le seuil de faible revenu dans La Petite-Patrie (29 % pour l'île de Montréal). Le revenu moyen des ménages de La Petite-Patrie est de 42 503$, ce qui est moins élevé que la moyenne montréalaise (57 738$).

La population de La Petite-Patrie était particulièrement mobile alors que plus de la moitié (51 %) ne demeuraient pas au même endroit cinq ans auparavant (entre 2001 et 2006). La moyenne montréalaise est de seulement 43 %. Parmi les personnes qui ont déménagé, trois sur cinq l'avaient fait à l'intérieur de Montréal.

En 2006, on dénombrait 9 610 immigrants et immigrantes (21 % de la population totale), une présence moins forte que sur l'île de Montréal (31 %). Les personnes immigrantes proviennent principalement d'Europe (6,8 %), d'Asie et du Moyen-Orient (4,5 %), d'Amérique centrale et du sud (3,3 %), du continent africain (3,0 %) et des Antilles (2,5 %).

 

Pour en savoir plus

[+] Carte du territoire

Histoire de La Petite-Patrie:
[+] Site web de la Société d'histoire de Rosemont-La Petite-Patrie
[+] Site web Montréal en quartier (Héritage Montréal)

Données socio-démographiques de La Petite-Patrie:
[+] Portrait du quartier du Forum Petite-Patrie 2010